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Note de synthèse · Guide

SSM Supervisory Manual - European banking supervision: functioning of the SSM and supervisory approach (2024)

European Central Bank - Banking Supervision (SSM) · 2024 · Guide · 117 pages · Intermédiaire

Le Manuel de supervision décrit l'organisation et le fonctionnement du Mécanisme de supervision unique (SSM) ainsi que les méthodologies et procédures de supervision bancaire dans la zone euro. Il explique également la coopération du SSM avec d'autres autorités dans le cadre institutionnel plus large. Bien qu'il ne soit pas un document juridiquement contraignant, il établit l'approche suivie par le SSM pour…

Informations générales

Le document intitulé « SSM Supervisory Manual - European banking supervision: functioning of the SSM and supervisory approach (2024) » est un guide publié par la Banque Centrale Européenne (BCE) - Surveillance bancaire (SSM) en janvier 2024. Il comprend 117 pages, dont environ 38 pages fournies ici. Le périmètre couvre l'organisation, le fonctionnement et l'approche de supervision du Mécanisme de Surveillance Unique (SSM) pour les banques de la zone euro, incluant les interactions avec les autorités nationales compétentes (NCAs), les institutions européennes, les procédures décisionnelles, la coopération internationale et les principes de supervision. Le document s'adresse aux professionnels de la gestion des risques, data scientists et étudiants en master, et couvre la période actuelle avec des mises à jour reflétant la réorganisation de la BCE en 2020.

Résumé exécutif

Le guide présente le fonctionnement du Mécanisme de Surveillance Unique (SSM), pilier central de l'union bancaire européenne, chargé de la supervision des établissements de crédit dans la zone euro. Il détaille l'organisation du SSM, répartissant les responsabilités entre la BCE et les autorités nationales compétentes (NCAs) selon la classification des banques en institutions significatives (SIs) supervisées directement par la BCE, et institutions moins significatives (LSIs) supervisées par les NCAs sous la surveillance de la BCE (p. 6-7). Le SSM vise à assurer une supervision cohérente, rigoureuse et transparente, fondée sur une approche commune et des principes de proportionnalité et de gestion des risques (p. 4-5). La BCE dispose d'une structure interne composée de six directions générales et d'une direction, avec des équipes conjointes de supervision (JSTs) associant personnel BCE et NCAs pour la supervision quotidienne des SIs (p. 8-12). La prise de décision suit un processus formalisé, principalement via une procédure de non-objection par le Conseil des gouverneurs après approbation par le Conseil de surveillance, avec des mécanismes de recours internes (ABoR) et judiciaires (p. 14-29). La coopération avec d'autres autorités européennes et internationales est essentielle, notamment avec l'EBA, le Conseil de résolution unique, le Conseil européen du risque systémique, et des autorités hors UE via des protocoles d'accord (p. 30-38). Le manuel souligne l'importance de la transparence, de la responsabilité politique et de la séparation stricte entre les fonctions monétaires et de supervision au sein de la BCE (p. 7-9). Enfin, le financement des activités de supervision est assuré par des redevances annuelles prélevées sur les entités supervisées, calculées selon leur taille et profil de risque (p. 13-14). Ce guide actualisé remplace la version de 2014 et reflète les évolutions institutionnelles récentes, offrant un cadre clair et complet pour les acteurs de la supervision bancaire européenne.

Contexte et objectifs

Le manuel a été élaboré dans le cadre de la politique de transparence de la BCE et vise à décrire l'organisation et les méthodes du SSM, créé après la crise financière pour renforcer la supervision bancaire dans la zone euro. Il répond à la nécessité d'une supervision harmonisée, efficace et rigoureuse afin de garantir la stabilité financière et la sécurité des établissements de crédit. Le document précise que le manuel n'est pas juridiquement contraignant mais constitue un cadre de référence pour les pratiques de supervision, avec possibilité de dérogations justifiées. Il s'inscrit dans le contexte de l'union bancaire européenne reposant sur trois piliers : le SSM, le Mécanisme de Résolution Unique et le futur Système Européen de Garantie des Dépôts. Le manuel actualise les informations depuis la version initiale de 2018, intégrant notamment la réorganisation de la BCE en 2020, et définit les principes, responsabilités et procédures du SSM, ainsi que ses relations avec les autres autorités nationales et européennes. Le périmètre couvre la supervision des institutions significatives et moins significatives, la coopération internationale, les processus décisionnels et les mécanismes de recours. Le document exclut les aspects légaux contraignants, qui restent définis par le droit européen applicable.

Synthèse des points essentiels par thèmes

Organisation et répartition des tâches :

- La BCE supervise directement les institutions significatives (SIs), tandis que les autorités nationales compétentes (NCAs) supervisent les institutions moins significatives (LSIs) sous la surveillance de la BCE. La BCE peut reprendre la supervision directe des LSIs dans certains cas (p. 6-7).

- Le SSM fonctionne grâce à une coopération étroite entre la BCE et les NCAs, notamment via les équipes conjointes de supervision (JSTs) composées de personnel BCE et NCA, responsables de la supervision quotidienne des SIs (p. 8-12).

Structure organisationnelle interne :

- La supervision est organisée en six directions générales (DG/SIB, DG/UDI, DG/SPL, DG/HOL, DG/OMI, DG/SGO) et une direction, chacune avec des responsabilités spécifiques (p. 8-10).

- Les fonctions horizontales assurent la cohérence méthodologique, le soutien technique et la coordination des JSTs (p. 11-12).

Principes de séparation et indépendance :

- La BCE applique un principe strict de séparation entre ses fonctions monétaires et de supervision pour éviter les conflits d'intérêts, avec des règles précises de partage d'information et d'organisation du personnel (p. 8-9).

Processus décisionnel :

- Les décisions de supervision sont préparées par les JSTs et autres directions, approuvées par le Conseil de surveillance, puis adoptées par le Conseil des gouverneurs selon la procédure de non-objection (p. 14-25).

- Des procédures d'urgence et de délégation existent pour assurer efficacité et proportionnalité (p. 24-26).

- Le respect du droit à être entendu, à l'accès au dossier et à une motivation claire est garanti dans le processus décisionnel (p. 19-22).

- Le recours interne est possible devant le Conseil administratif de révision (ABoR), avec possibilité de recours juridictionnel devant la Cour de justice de l'Union européenne (p. 27-29).

Coopération institutionnelle :

- Le SSM coopère avec de nombreuses autorités européennes (EBA, ESRB, Commission européenne, Conseil de résolution unique) et internationales (BCBS, FSB) via des protocoles d'accord et des mécanismes de coordination (p. 30-38).

- La coopération couvre la supervision transfrontalière, la gestion des crises, la lutte contre le blanchiment d'argent et la supervision des conglomérats financiers (p. 30-34).

Ressources humaines et financières :

- Les ressources sont allouées selon une approche basée sur le risque et la proportionnalité, avec un programme annuel de supervision (SEP) pour chaque banque significative (p. 12-14).

- Le financement de la supervision est assuré par des redevances annuelles prélevées sur les entités supervisées, calculées selon la taille et le profil de risque (p. 13-14).

Langue et communication :

- L'anglais est la langue de travail opérationnelle interne, tandis que la communication externe respecte les règles linguistiques de l'UE, avec traduction assurée par la BCE si nécessaire (p. 26-27).

Transparence et responsabilité :

- La BCE est responsable devant le Parlement européen, le Conseil de l'UE, les parlements nationaux et la Cour des comptes européenne, avec des mécanismes réguliers de rapport et d'audits (p. 7-8).

Principaux résultats et enseignements

Faits établis :

- Le SSM est une structure intégrée combinant la BCE et les NCAs, avec une répartition claire des responsabilités selon la classification des banques en SIs et LSIs (p. 6-7).

- La supervision repose sur des équipes conjointes (JSTs) mixtes BCE-NCAs, assurant une supervision quotidienne harmonisée (p. 10-12).

- Le processus décisionnel est formalisé, avec une procédure de non-objection du Conseil des gouverneurs après approbation du Conseil de surveillance, garantissant la transparence et la responsabilité (p. 14-25).

- La BCE applique un principe strict de séparation entre ses fonctions monétaires et de supervision (p. 8-9).

- La coopération avec d'autres autorités européennes et internationales est structurée via des protocoles d'accord et des mécanismes de coordination (p. 30-38).

Hypothèses et interprétations :

- Le manuel suppose que la répartition des tâches entre BCE et NCAs, ainsi que la coopération étroite, permettent une supervision efficace et cohérente à l'échelle européenne (p. 6-7, 12-13).

- La séparation stricte des fonctions au sein de la BCE est interprétée comme essentielle pour garantir l'indépendance et éviter les conflits d'intérêts (p. 8-9).

- La procédure de non-objection est considérée comme un mécanisme efficace pour équilibrer rapidité et contrôle démocratique (p. 14-25).

Incertitudes :

- Le manuel ne détaille pas les modalités précises de gestion des situations exceptionnelles ou de crise au-delà des procédures d'urgence (p. 24).

- L'impact des coopérations internationales sur la supervision effective peut varier selon les juridictions et les accords spécifiques (p. 30-38).

- La mise en œuvre pratique des principes de proportionnalité et de gestion des risques dans l'allocation des ressources peut présenter des défis opérationnels (p. 12-14).

Conclusions et recommandations

Le manuel conclut que le SSM constitue un cadre robuste, transparent et cohérent pour la supervision bancaire dans la zone euro, reposant sur une organisation claire, des processus décisionnels formalisés et une coopération étroite entre la BCE, les NCAs et d'autres autorités. Il souligne l'importance de maintenir la séparation stricte entre les fonctions monétaires et de supervision pour préserver l'indépendance et la crédibilité de la BCE. Le document recommande de poursuivre l'harmonisation des pratiques de supervision, notamment via les équipes conjointes et les fonctions horizontales, ainsi que de renforcer la coopération internationale et intersectorielle pour faire face aux risques systémiques et aux crises potentielles. Il insiste sur le respect des droits procéduraux des entités supervisées et sur la nécessité d'une allocation efficace et proportionnée des ressources. Enfin, le manuel appelle à une communication claire et multilingue adaptée aux besoins des parties prenantes, tout en garantissant la transparence et la responsabilité politique via des rapports réguliers et des mécanismes de contrôle.

Points clés à retenir

Références

Année
2024
Type
Guide
Niveau
Intermédiaire
Licence
Attribution requise, usage pédagogique
Document d’origine
https://www.bankingsupervision.europa.eu/framework/supervisory-policy…
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Note de synthèse rédigée à partir du document intégral par l’Académie DataSAI. Cette note vient de la bibliothèque scientifique de l’Académie DataSAI, en accès libre.