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Note de synthèse · Rapport

Risk Assessment Report Autumn 2025

European Banking Authority (EBA) · 2025 · Rapport · 88 pages · Intermédiaire

Le rapport d'évaluation des risques de l'Autorité bancaire européenne pour décembre 2025 analyse l'environnement macroéconomique et le sentiment du marché, ainsi que la qualité des actifs et des passifs des banques. Il aborde également les risques opérationnels, les menaces géopolitiques et les mesures d'atténuation des risques. Ce rapport fournit une vue d'ensemble des tendances et des défis auxquels le secteur…

Informations générales

Ce document est le Risk Assessment Report (RAR) de l'Autorité Bancaire Européenne (EBA) publié en décembre 2025. Il couvre l'évaluation des risques du secteur bancaire dans l'Union européenne et l'Espace économique européen (EU/EEA) pour la première moitié de 2025, avec une analyse basée sur environ 164 banques représentant plus de 80 % du secteur bancaire EU/EEA. Le rapport traite des thèmes suivants : environnement macroéconomique, qualité des actifs, financement et liquidité, capital et actifs pondérés en fonction des risques, rentabilité, risques opérationnels, risques géopolitiques et géoéconomiques, et indicateurs de risque retail. Les données sont issues de rapports prudentiels, questionnaires de risque (RAQ), intelligence de marché et autres sources micro-prudentielles, avec une date de coupure au 31 octobre 2025 (p. 1-9, 13-14).

Résumé exécutif

- Sujet : Le rapport analyse les risques et vulnérabilités du secteur bancaire EU/EEA dans un contexte de tensions géopolitiques, pressions fiscales croissantes et incertitudes macroéconomiques.

- Importance : Ces facteurs affectent la stabilité financière, la qualité des actifs, les stratégies de prêt, la gestion des risques et la résilience opérationnelle des banques.

- Principaux constats :

- Croissance modérée du PIB EU (1,4 % en 2025) malgré tensions commerciales et géopolitiques.

- Inflation stable autour de 2,6 % en septembre 2025.

- Marchés immobiliers résidentiels en reprise, soutenant la qualité des actifs.

- Hausse des expositions souveraines (+14 % à 4 000 Mds EUR) et des prêts Stage 2 (9,4 % des prêts amortis), notamment dans l'immobilier commercial et les PME.

- Expositions accrues aux intermédiaires financiers non bancaires (NBFI), notamment aux États-Unis et aux îles Caïmans, augmentant les risques systémiques.

- Liquidité robuste avec une évolution de la composition des actifs liquides vers plus d'actifs souverains.

- Capital CET1 à un niveau record de 16,3 % en juin 2025, malgré une hausse des actifs pondérés en risque liée aux risques opérationnels et à CRR3/CRD6.

- Risques opérationnels élevés, notamment cyberattaques, fraudes et dépendances aux prestataires tiers.

- Rentabilité soutenue malgré pression sur le revenu net d'intérêts, grâce aux commissions et au contrôle des coûts.

- Conclusions : Le secteur bancaire EU/EEA reste globalement résilient mais doit gérer des risques accrus liés aux tensions géopolitiques, à la qualité des actifs et aux risques opérationnels.

- Recommandations : Poursuivre la surveillance des expositions souveraines et NBFI, renforcer la gestion des risques géopolitiques et opérationnels, et maintenir une gestion prudente des liquidités et du capital (p. 10-12).

Contexte et objectifs

Ce rapport a été élaboré par le département d'analyse économique et des risques de l'EBA pour fournir une évaluation complète des risques dans le secteur bancaire EU/EEA au cours de la première moitié de 2025. Il répond au mandat réglementaire de l'EBA de surveiller les évolutions du marché et d'informer les institutions européennes et le public. Le rapport s'appuie sur des données quantitatives issues de la surveillance prudentielle (COREP, FINREP) et qualitatives via le questionnaire RAQ adressé à 85 banques en août-septembre 2025. Il couvre un échantillon représentatif de 164 banques de 30 pays, couvrant plus de 80 % des actifs bancaires EU/EEA. Le périmètre inclut les risques macroéconomiques, de crédit, de liquidité, opérationnels, géopolitiques et retail. La limite principale est que seules les 40 premières pages environ sont disponibles pour cette synthèse (p. 2-4, 13-14).

Synthèse des points essentiels par thèmes

Environnement macroéconomique et sentiment de marché :

- Croissance modérée du PIB EU (0,5 % T1 2025, 0,2 % T2 2025), inflation stable autour de 2,6 % en septembre 2025.

- Marché du travail robuste avec chômage stable à 6 %, salaires en hausse, favorisant la demande de crédit des ménages.

- Tensions géopolitiques et commerciales maintiennent une incertitude élevée, impactant la confiance des entreprises et consommateurs.

- Indices boursiers bancaires EU ont fortement progressé (+60 % depuis début 2025), surpassant d'autres secteurs et régions.

Qualité des actifs :

- Total des actifs bancaires EU/EEA à 29 000 Mds EUR en juin 2025 (+3,7 % YoY), avec hausse notable des titres de dette (+12,8 %).

- Prêts aux ménages en hausse (+2,9 % YoY), surtout hypothécaires, soutenus par emploi et taux d'intérêt plus bas.

- Prêts aux entreprises en croissance plus modérée (+1,8 %), avec une forte augmentation dans l'énergie, les technologies et la défense.

- Expositions souveraines en forte hausse (+14 % à 4 000 Mds EUR), avec une part croissante hors pays domestique.

- NPL stables à 373 Mds EUR (1,84 %), avec baisse dans certains pays du Sud et hausse en France, Allemagne et Roumanie.

- Prêts Stage 2 élevés (9,4 % des prêts amortis), surtout dans l'immobilier commercial (17,1 %) et PME (14,9 %), reflétant prudence accrue.

- LTV immobiliers résidentiels s'améliorent (57 % des prêts < 60 % LTV), CRE plus hétérogènes avec risques dans certains pays de l'Est.

Financement et liquidité :

- Passifs bancaires à 27 000 Mds EUR (+4 % YoY), avec forte dépendance aux dépôts des ménages (30,7 %) et titres de dette (20,1 %).

- Augmentation des dépôts interbancaires (+3 %) et baisse des dépôts NFC (-3 %).

- Émission accrue de dette senior préférée, instruments privilégiés pour répondre aux exigences MREL.

- Ratio d'encours d'actifs affectés (encumbrance) en hausse à 24,7 %.

- Liquidité robuste avec LCR moyen à 161,7 %, bien au-dessus du minimum réglementaire.

- Composition des actifs liquides évolue vers plus d'actifs souverains (40 % des HQLA) et moins de réserves centrales (49 % des HQLA).

Capital et actifs pondérés en risque :

- Ratio CET1 record à 16,3 % en juin 2025, avec un coussin de près de 500 points de base au-dessus des exigences.

- Augmentation des actifs pondérés en risque, notamment du fait des risques opérationnels et de la mise en œuvre de CRR3/CRD6.

Risques opérationnels et résilience :

- Risques opérationnels élevés, dominés par cyberattaques (DDoS, ransomware), fraudes et risques juridiques.

- Volume de cyberattaques stable mais élevé, avec près de la moitié des banques sans attaque majeure pour la première fois en 3 ans.

- Mise en œuvre de DORA améliore la gestion des incidents et la coordination transfrontalière.

- Dépendance accrue aux prestataires tiers, notamment cloud et systèmes de paiement.

- Fraude amplifiée par l'usage de l'intelligence artificielle, menace croissante pour la confiance publique.

Rentabilité :

- Pression sur le revenu net d'intérêts (NII) due à la compression des marges.

- Maintien de la rentabilité grâce à des revenus de commissions solides et au contrôle des coûts.

- Coût du risque à un niveau bas (environ 48-50 points de base).

- Stratégies axées sur l'efficience des coûts, automatisation, digitalisation et externalisation.

- Perspectives prudentes sur l'augmentation future du RoE, avec priorité au contrôle des coûts et croissance des commissions.

Risques géopolitiques et géoéconomiques :

- Tensions persistantes impactant la stabilité financière, la qualité des actifs et les stratégies bancaires.

- Expositions directes et indirectes aux États-Unis importantes, avec sensibilité des cours boursiers aux événements commerciaux.

- Formalisation accrue des cadres de gouvernance, diligence renforcée, scénarios de crise intégrés.

Expositions aux NBFI :

- Expositions en hausse vers les NBFI, notamment aux États-Unis, îles Caïmans et Royaume-Uni.

- Ces expositions augmentent les risques systémiques en raison de l'opacité et des risques spécifiques des NBFI.

- Importance de la surveillance continue et de la gestion prudente de ces risques (p. 15-38).

Principaux résultats et enseignements

- Faits établis :

- Croissance modérée du PIB EU (1,4 % en 2025), inflation stable à 2,6 %.

- Hausse des actifs bancaires à 29 000 Mds EUR, avec prêts et titres de dette en progression.

- NPL stables à 1,84 %, avec divergences nationales et sectorielles.

- Ratio CET1 record à 16,3 %, capital en hausse malgré augmentation des RWA.

- LCR moyen à 161,7 %, liquidité solide mais composition des HQLA modifiée.

- Hausse des expositions souveraines (+14 %) et des prêts Stage 2 (9,4 % des prêts amortis).

- Augmentation des expositions aux NBFI tiers (+10 % YoY), notamment US et Caïmans.

- Risques opérationnels élevés, cyberattaques et fraudes en tête.

- Hypothèses :

- Maintien de la robustesse de la qualité des actifs grâce à l'emploi et à la reprise immobilière.

- Impact limité des tensions géopolitiques sur la demande de crédit des ménages.

- Prudence accrue dans la classification des prêts Stage 2, usage d'overlays pour risques externes.

- Interprétations :

- L'augmentation des expositions souveraines et NBFI accroît la vulnérabilité aux chocs externes.

- La composition modifiée des actifs liquides expose davantage aux risques de marché.

- La pression sur le revenu net d'intérêts pousse les banques à privilégier la maîtrise des coûts.

- Incertitudes :

- Évolution future des tensions géopolitiques et commerciales.

- Impact à moyen terme des prêts Stage 2 élevés sur la qualité des actifs.

- Effets potentiels des risques opérationnels liés à la digitalisation et aux prestataires tiers.

- Réactions des marchés financiers aux évolutions macroéconomiques et géopolitiques (p. 10-12, 15-38).

Conclusions et recommandations

L'EBA conclut que le secteur bancaire EU/EEA reste globalement solide et résilient malgré un environnement marqué par des tensions géopolitiques, des pressions fiscales croissantes et des incertitudes macroéconomiques. La qualité des actifs est soutenue par la reprise des marchés immobiliers et un marché du travail robuste, mais la part élevée des prêts Stage 2 et l'augmentation des expositions souveraines et aux NBFI tiers appellent à une vigilance accrue. Les risques opérationnels, notamment cyber et fraude, demeurent élevés et nécessitent une gestion renforcée. La rentabilité est maintenue grâce à la diversification des revenus et au contrôle des coûts, malgré la pression sur le revenu net d'intérêts. L'EBA recommande de poursuivre la surveillance étroite des expositions souveraines et NBFI, d'adapter les cadres de gestion des risques géopolitiques et opérationnels, et de maintenir une gestion prudente des liquidités et du capital en anticipation des évolutions réglementaires (CRR3/CRD6). Le rapport souligne l'importance d'intégrer la planification de scénarios et la gestion de crise dans les pratiques bancaires (p. 10-12).

Points clés à retenir

Références

Année
2025
Type
Rapport
Niveau
Intermédiaire
Licence
Attribution requise
Document d’origine
https://www.eba.europa.eu/sites/default/files/2025-12/8acb45c4-912b-4…
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