Accueil › Académie › Bibliothèque › Report results from the 2025 credit risk…
Note de synthèse · Rapport

Report results from the 2025 credit risk benchmarking exercise

European Banking Authority (EBA) · 2026 · Rapport · 38 pages · Intermédiaire

Ce rapport présente les résultats de l'exercice de benchmarking sur le risque de crédit de 2025, en mettant l'accent sur les statistiques générales concernant l'approche IRB. Il examine la variabilité des paramètres de risque au fil du temps et les facteurs influençant cette variabilité, notamment la comparabilité des taux de défaut et le niveau de collatéralisation. Enfin, le rapport évalue l'impact de la feuille…

Informations générales

Ce rapport présente les résultats de l'exercice de benchmarking 2025 sur le risque de crédit, réalisé par l'Autorité Bancaire Européenne (EBA) en 2026. Il analyse la variabilité des exigences de fonds propres basées sur l'approche IRB (Internal Ratings-Based) dans les établissements bancaires européens. Le périmètre couvre les banques européennes appliquant l'approche IRB, avec des données collectées au 31 décembre 2024 et analysées entre avril et septembre 2025. Les thèmes abordés incluent la couverture IRB, les paramètres de risque (PD, LGD, CCF), la comparaison entre IRB et IFRS 9, l'impact de la feuille de route IRB, la variabilité temporelle et ses drivers.

Résumé exécutif

Le rapport traite de la variabilité des exigences de fonds propres des banques européennes utilisant l'approche IRB pour le risque de crédit, conformément à l'article 78 de la CRD. Cette variabilité impacte la comparabilité des exigences réglementaires et donc la stabilité financière. L'exercice 2025 confirme une progression dans la mise en œuvre de la feuille de route IRB de l'EBA, visant à réduire la variabilité injustifiée en harmonisant les pratiques de modélisation et d'évaluation. Une part significative des modèles IRB est désormais conforme aux lignes directrices sur la PD et la LGD, mais une proportion non négligeable reste en cours de modification ou validation, reflétant la complexité et la durée des processus de validation. La variabilité de la PD a diminué ces dernières années pour plusieurs classes d'actifs, tandis que celle de la LGD reste stable ou diminue légèrement. La marge de conservatisme et le niveau de collatéralisation expliquent partiellement cette variabilité. Le rapport souligne aussi que les PD comptables IFRS 9 sont généralement plus variables et souvent inférieurs aux PD IRB, tandis que les LGD IFRS 9 sont généralement plus faibles que les LGD IRB, notamment en raison de l'absence d'ajustement en période de crise et de planchers réglementaires. Les autorités de contrôle utilisent les résultats du benchmarking principalement comme un complément aux mesures existantes, constatant une amélioration de l'alignement des modèles mais aussi la persistance de certaines divergences, notamment des sous-estimations de risque. Le rapport recommande de poursuivre la mise en œuvre complète de la feuille de route IRB pour réduire davantage la variabilité injustifiée des exigences de fonds propres (p. 6-7).

Contexte et objectifs

L'exercice de benchmarking est mandaté par l'article 78 de la CRD pour surveiller la variabilité des montants des expositions pondérées en fonction des risques (RWA) calculés par les banques utilisant l'approche IRB. Depuis l'introduction de cette approche en 2013, une variabilité excessive et injustifiée des exigences de fonds propres entre institutions a été identifiée comme un problème majeur. Pour y remédier, l'EBA a lancé en 2016 une feuille de route IRB visant à harmoniser les pratiques de modélisation et d'évaluation, complétée par des normes techniques et des lignes directrices. Parallèlement, la BCE a conduit le TRIM, une revue ciblée des modèles internes. Ce rapport vise à fournir une mise à jour annuelle sur la variabilité des paramètres de risque et l'état d'avancement de la mise en œuvre de la feuille de route IRB, en s'appuyant sur un échantillon représentatif d'institutions européennes. Les limites incluent la variabilité des délais d'implémentation selon les institutions et classes d'actifs, ainsi que la complexité des modèles et des processus de validation (p. 8-9, 18-19).

Synthèse des points essentiels par thèmes

Couverture IRB : La part des expositions couvertes par l'approche IRB a diminué pour atteindre moins de 50% du total des expositions performantes en juin 2025, mais reste élevée pour certaines classes d'actifs comme les entreprises. Les grandes banques ont une couverture IRB plus importante (57,6%) que les plus petites (13,3%). La mise en œuvre des nouvelles normes Bâle 3 a entraîné une augmentation notable des expositions sous FIRB à partir de 2025 (p. 9-10).

Paramètres de risque par classe d'actifs : Sur la période 2020-2024, les PD pondérées par l'EAD ont légèrement augmenté pour certaines classes (entreprises, autres retail, cartes de crédit). Les taux de défaut observés (DR) ont augmenté depuis 2022 pour la plupart des portefeuilles retail, mais les PD ont parfois moins augmenté, suggérant une possible baisse de la marge de conservatisme. Les LGD sont globalement stables, avec une légère hausse pour certaines classes (p. 11-13).

Comparaison IRB vs IFRS 9 : Depuis 2024, les données IFRS 9 sont collectées pour comparaison. Les PD IFRS 9 sont souvent inférieures aux PD IRB, avec une large dispersion, reflétant notamment la sensibilité accrue aux conditions économiques et l'absence de planchers réglementaires. Les LGD IFRS 9 sont généralement plus faibles que les LGD IRB, en particulier pour les FIRB et les portefeuilles hypothécaires, en raison notamment de l'absence d'ajustement en période de crise et de planchers (ex. 10% pour certains prêts garantis par immobilier). La variabilité des paramètres IFRS 9 est plus élevée que celle des IRB (p. 14-16).

Mise en œuvre de la feuille de route IRB : La feuille de route comprend plusieurs phases réglementaires entre 2016 et 2022, visant à harmoniser la méthodologie d'évaluation, la définition du défaut, l'estimation des paramètres PD et LGD, et la prise en compte des garanties. En septembre 2025, une part importante des modèles IRB est conforme aux lignes directrices, mais une proportion significative reste en cours de modification ou validation, reflétant la complexité des processus. Les autorités de contrôle utilisent les résultats du benchmarking principalement comme complément aux mesures existantes, constatant une amélioration générale mais aussi des sous-estimations de risque persistantes (p. 17-21).

Variabilité temporelle : Sur la période 2015-2024, la variabilité des PD pondérés par l'EAD a diminué pour plusieurs classes d'actifs (entreprises, institutions, retail garanti), tandis que celle des LGD est restée stable ou a légèrement diminué. Cette réduction de la variabilité des PD est attribuée aux efforts réglementaires et de supervision. La variabilité des LGD est influencée par des facteurs structurels comme les politiques de crédit et les différences nationales en matière d'insolvabilité (p. 22-25).

Drivers de la variabilité : La variabilité des PD est partiellement expliquée par le risque sous-jacent, mesuré par la moyenne des taux de défaut sur 10 ans, mais la dispersion reste large et parfois incohérente avec ces taux, suggérant d'autres facteurs comme la durée des séries historiques utilisées, les marges de conservatisme et les méthodes de calibration. Pour la LGD, le niveau de collatéralisation, mesuré par le ratio prêt/valeur (LTV), explique environ 15% de la variabilité pour les entreprises, avec une relation moins évidente pour les portefeuilles garantis par immobilier. D'autres facteurs doivent donc être pris en compte pour expliquer la variabilité des LGD (p. 26-32).

Principaux résultats et enseignements

- Faits établis : La couverture IRB est inférieure à 50% du total des expositions performantes, plus élevée dans les grandes banques. La variabilité des PD diminue depuis 2015 pour plusieurs classes d'actifs, tandis que celle des LGD reste stable. Les PD IFRS 9 sont généralement plus variables et souvent inférieures aux PD IRB. Une part importante des modèles IRB est conforme aux lignes directrices, mais des modèles restent en cours de modification. Les autorités de contrôle constatent une amélioration générale mais aussi des sous-estimations de risque persistantes.

- Hypothèses : La variabilité des PD devrait être expliquée principalement par le risque sous-jacent (moyenne des défauts sur 10 ans). La variabilité des LGD devrait être liée au niveau de collatéralisation (LTV).

- Interprétations : La réduction de la variabilité des PD est liée à la mise en œuvre de la feuille de route IRB et aux actions de supervision. La variabilité des LGD est influencée par des facteurs structurels et juridiques nationaux. La variabilité des PD et LGD IFRS 9 est plus élevée en raison de la sensibilité aux conditions économiques et de pratiques comptables différentes.

- Incertitudes : La variabilité restante des PD et LGD n'est pas entièrement expliquée par les facteurs étudiés, notamment la dispersion des PD par rapport aux taux de défaut et la faible corrélation LGD-LTV. La durée des séries historiques, les marges de conservatisme et les méthodes de calibration sont des pistes à approfondir.

Conclusions et recommandations

Le rapport conclut que la mise en œuvre de la feuille de route IRB progresse, avec une amélioration notable de la conformité des modèles IRB aux lignes directrices sur la PD et la LGD, contribuant à réduire la variabilité injustifiée des exigences de fonds propres. Toutefois, une proportion non négligeable de modèles reste en cours de modification ou validation, ce qui limite la convergence à court terme. Les autorités de contrôle doivent poursuivre leurs efforts pour finaliser la mise en conformité des modèles, en tenant compte des spécificités des portefeuilles et des institutions. Le rapport souligne l'importance de continuer à analyser les sources de variabilité résiduelles, notamment en approfondissant l'étude des marges de conservatisme, des méthodes de calibration et des facteurs structurels influençant la LGD. La poursuite de la convergence des pratiques et la réduction des sous-estimations de risque sont essentielles pour assurer la comparabilité et la robustesse des exigences de fonds propres dans l'UE (p. 19-21).

Points clés à retenir

Références

Année
2026
Type
Rapport
Niveau
Intermédiaire
Licence
Attribution requise
Document d’origine
https://www.eba.europa.eu/sites/default/files/2026-06/addc87e5-36b9-4…
Lire le document original ← Toute la bibliothèque

Note de synthèse rédigée à partir du document intégral par l’Académie DataSAI. Cette note vient de la bibliothèque scientifique de l’Académie DataSAI, en accès libre.