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Note de synthèse · Rapport

Report provision of services from 3rd countries

European Banking Authority (EBA) · 2025 · Rapport · 40 pages · Intermédiaire

Ce rapport traite de l'interdiction de fournir des services bancaires directement depuis des pays tiers, tout en précisant les exceptions à cette règle. Il examine l'état actuel des services bancaires de base fournis par des entités de pays tiers et analyse des données pertinentes sur ces services dans le secteur financier européen. Les conclusions mettent en lumière les obstacles à une compréhension complète de la…

Informations générales

Ce rapport a été publié en juillet 2025 par l'Autorité Bancaire Européenne (EBA) en application de l'article 21c(6) de la Directive 2013/36/UE (CRD6). Il porte sur l'exemption des établissements tiers (TCU) de l'obligation d'établir une succursale (TCB) dans l'Union européenne pour fournir des services bancaires essentiels aux entités du secteur financier de l'UE (FSE). Le périmètre couvre les services bancaires essentiels listés à l'annexe I de la CRD, les entités financières européennes concernées (gestionnaires d'actifs, fonds, sociétés d'investissement, assurances, etc.) et les interactions avec les autorités ESMA et EIOPA. La période d'analyse s'étend jusqu'au quatrième trimestre 2023, avec des données quantitatives et qualitatives collectées auprès des parties prenantes.

Résumé exécutif

- Sujet : Évaluation par l'EBA, en consultation avec ESMA et EIOPA, de la pertinence d'étendre l'exemption d'établissement d'une succursale dans l'UE pour la fourniture directe de services bancaires essentiels par des établissements tiers à toutes les entités financières européennes (FSE), au-delà des seules institutions de crédit.

- Importance : Cette analyse vise à concilier stabilité financière et compétitivité de l'UE, en tenant compte des impacts réglementaires et opérationnels de la prohibition générale de la fourniture directe de services bancaires essentiels depuis des pays tiers.

- Principaux constats :

- Difficultés à obtenir une vision complète du phénomène, dues à l'absence d'une définition harmonisée des services bancaires essentiels, à la disponibilité limitée et partielle des données, et à la complexité des exemptions (sollicitation inverse, intra-groupe, MiFID).

- Les données disponibles montrent que les dépôts et expositions en espèces auprès d'établissements tiers sont concentrés dans quelques États membres (notamment Irlande et Luxembourg) et restent globalement marginaux au niveau européen.

- Les autres services bancaires essentiels (prêts, garanties) sont peu documentés quantitativement, avec des données partielles pour les fonds alternatifs et les assurances.

- Les parties prenantes soulignent des impacts potentiels sur les coûts et la structuration des opérations, notamment pour les prestataires de services de paiement non bancaires (PSP), la gestion d'actifs, la conservation et la compensation des paiements en devises étrangères (USD).

- Les exemptions existantes (sollicitation inverse, intra-groupe, MiFID) offrent une certaine flexibilité, et la transition est facilitée par la préservation des droits contractuels acquis jusqu'en juillet 2026.

- Conclusions : Sur la base des analyses quantitatives et qualitatives, il n'existe pas de justification claire pour étendre l'exemption aux autres FSE que les institutions de crédit. La réglementation actuelle, avec ses exemptions, semble adéquate pour répondre aux besoins du marché.

- Recommandations : Poursuivre la surveillance des impacts, notamment sur les PSP et la gestion d'actifs, et clarifier les interactions réglementaires, notamment entre CRD et UCITS/AIFMD, via des outils d'assistance aux autorités compétentes.

Contexte et objectifs

- Le rapport répond au mandat conféré à l'EBA par l'article 21c(6) CRD6, qui impose une interdiction générale de la fourniture directe de services bancaires essentiels depuis des pays tiers sans établissement d'une succursale dans l'UE, sauf exceptions.

- L'objectif est d'examiner si cette interdiction devrait être assouplie pour d'autres entités financières européennes que les institutions de crédit, en tenant compte des risques pour la stabilité financière et de l'impact sur la compétitivité.

- Le périmètre couvre les services bancaires essentiels définis à l'annexe I CRD (prise de dépôts, prêts, garanties), les entités financières européennes (gestionnaires d'actifs, fonds, sociétés d'investissement, assurances, PSP, etc.) et les établissements tiers fournissant ces services.

- Le rapport s'appuie sur une analyse quantitative des données de surveillance disponibles auprès de l'EBA, ESMA et EIOPA, complétée par des échanges qualitatifs avec les parties prenantes.

- Les limites incluent la disponibilité partielle des données, l'absence d'une définition harmonisée des services bancaires essentiels, et la difficulté à identifier l'application des exemptions.

Synthèse des points essentiels par thèmes

1. Cadre réglementaire et périmètre :

- L'article 21c CRD6 interdit la fourniture directe de services bancaires essentiels (prise de dépôts, prêts, garanties) par des établissements tiers sans succursale dans l'UE, sauf exceptions (sollicitation inverse, fourniture à institutions de crédit, intra-groupe, services MiFID).

- Les services bancaires essentiels sont ceux listés aux points 1, 2 et 6 de l'annexe I CRD.

2. Données quantitatives sur la fourniture de services bancaires essentiels :

- MMFs : 250 fonds en UE/EEE avec 1,4 trillion EUR d'actifs, principalement domiciliés en Irlande et Luxembourg, détiennent des dépôts auprès d'établissements tiers, surtout au Royaume-Uni, États-Unis et Canada, représentant 7% de leur valeur nette.

- AIFs : 3 087 fonds (17% des expositions en espèces) montrent une exposition en espèces vers des établissements tiers faible (1,72%), concentrée en Irlande, Chypre, Malte et Suède.

- Investissement Firms (IFs) : 636 Class 2 IFs montrent 5% de leurs dépôts en établissements tiers, avec une concentration dans quelques États membres (Malte, Irlande, Estonie, Pays-Bas, Allemagne).

- Assurances : Expositions significatives en tiers pays limitées (8,8%), concentrées en Malte, Irlande, Pays-Bas, Allemagne, Luxembourg, Suède et France.

3. Exemptions et carve outs :

- Sollicitation inverse exclut les services initiés exclusivement par le client.

- Exemption pour services fournis à des institutions de crédit et intra-groupe.

- Carve out MiFID pour services d'investissement et services auxiliaires liés.

- Préservation des droits acquis jusqu'au 11 juillet 2026.

4. Anecdotes et retours des parties prenantes :

- TCCIs et FSEs évoquent des coûts potentiels accrus et des délais liés à l'obligation d'intermédiaire UE pour les paiements en devises étrangères (notamment USD).

- Préoccupations sur la clarté de l'application du carve out MiFID aux services bancaires liés à la conservation d'instruments financiers.

- Impact limité anticipé sur la compétitivité globale, mais nécessité de suivi.

5. Difficultés méthodologiques :

- Données partielles, absence d'identification claire des services exacts et des exemptions appliquées.

- Variabilité nationale dans la définition des services bancaires essentiels.

- Complexité des structures organisationnelles des groupes tiers.

Principaux résultats et enseignements

- Faits établis :

- La fourniture directe de services bancaires essentiels depuis des pays tiers sans succursale est interdite sauf exceptions.

- Les dépôts en établissements tiers par EU FSEs sont concentrés géographiquement et restent marginaux au niveau européen.

- Les prêts et garanties fournis par TCCIs aux EU FSEs sont peu documentés mais semblent limités.

- Les exemptions (sollicitation inverse, intra-groupe, MiFID) offrent une flexibilité importante.

- Hypothèses :

- Les données sur les expositions en espèces sont un proxy pour la prise de dépôts, mais la corrélation exacte est incertaine.

- Les impacts économiques et opérationnels rapportés sont basés sur des preuves anecdotiques et partielles.

- Interprétations :

- L'interdiction actuelle, avec ses exemptions, équilibre la protection de la stabilité financière et la compétitivité.

- L'extension de l'exemption à d'autres FSEs n'est pas justifiée sur la base des données disponibles.

- Incertitudes :

- L'impact sur certains segments de marché (PSP non bancaires, services de conservation) nécessite un suivi accru.

- La portée exacte des exemptions et leur application pratique restent à clarifier.

Conclusions et recommandations

- L'EBA conclut qu'il n'existe pas de justification claire pour étendre l'exemption d'établissement d'une succursale pour la fourniture directe de services bancaires essentiels aux FSE autres que les institutions de crédit.

- Le cadre actuel, combinant interdiction générale et exemptions ciblées (sollicitation inverse, intra-groupe, MiFID), semble adéquat pour répondre aux besoins du marché tout en préservant la stabilité financière.

- L'EBA recommande de poursuivre la surveillance des impacts, notamment sur les prestataires de services de paiement non bancaires et la gestion d'actifs.

- Il est suggéré d'améliorer la clarté réglementaire, notamment sur l'interaction entre CRD et les directives UCITS et AIFMD, via des outils d'assistance aux autorités compétentes.

- La préservation des droits acquis jusqu'en juillet 2026 facilite la transition vers le nouveau régime.

- Aucune proposition législative d'extension de l'exemption n'est formulée à ce stade.

Points clés à retenir

Références

Année
2025
Type
Rapport
Niveau
Intermédiaire
Licence
Attribution requise
Document d’origine
https://www.eba.europa.eu/sites/default/files/2025-07/761117e3-bdb6-4…
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Note de synthèse rédigée à partir du document intégral par l’Académie DataSAI. Cette note vient de la bibliothèque scientifique de l’Académie DataSAI, en accès libre.