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Note de synthèse · Norme

Regulatory treatment of accounting provisions - interim approach and transitional arrangements (IFRS 9)

Basel Committee on Banking Supervision · 2017 · Norme · 14 pages · Intermédiaire

Le document traite de l'approche réglementaire concernant les provisions comptables dans le cadre de l'IFRS 9, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Il propose de maintenir temporairement le traitement réglementaire actuel des provisions pour éviter un 'choc de capital' lors de l'introduction des modèles de pertes de crédit attendues (ECL). De plus, il souligne l'importance d'adapter les pratiques de…

Informations générales

Ce document, publié en mars 2017 par le Basel Committee on Banking Supervision, est un standard international relatif au traitement réglementaire des provisions comptables dans le cadre de la mise en œuvre de la norme IFRS 9. Il porte sur les approches transitoires et l'approche intérimaire pour le traitement des provisions comptables, en particulier celles liées aux pertes de crédit attendues (ECL). Le périmètre couvre les banques soumises aux cadres réglementaires de Bâle, avec une mise en œuvre prévue à partir du 1er janvier 2018 pour IFRS 9. Le document comprend 14 pages et détaille les principes, méthodes et règles applicables à la période transitoire.

Résumé exécutif

Le document traite de l'impact réglementaire de l'adoption des modèles de pertes de crédit attendues (ECL) introduits par IFRS 9, qui remplace les modèles de pertes encourues. Cette transition entraîne une augmentation potentielle significative des provisions comptables, affectant négativement les ratios de capital des banques. Le Comité de Bâle propose de conserver temporairement le traitement réglementaire actuel des provisions, basé sur la distinction entre provisions générales (GP) et spécifiques (SP), malgré l'inadéquation de cette distinction avec les nouveaux modèles ECL. Par ailleurs, il recommande la mise en place d'arrangements transitoires facultatifs pour atténuer le « choc de capital » lié à l'augmentation des provisions lors de l'adoption d'IFRS 9. Deux approches sont proposées : une approche statique (Approche A) qui étale l'impact initial sur le capital CET1 sur plusieurs années, et une approche dynamique (Approche B) qui prend en compte l'évolution des provisions ECL sur la période transitoire. Ces arrangements doivent respecter des principes stricts, notamment une durée maximale de transition de cinq ans, une amortisation linéaire, et des ajustements conséquents dans le cadre prudentiel, notamment sur les actifs d'impôt différé et le traitement des provisions dans les différents piliers réglementaires. Le document précise également les exigences de transparence et de divulgation associées. L'objectif est de permettre aux banques de s'adapter sans déstabiliser leur capital, tout en encourageant l'adoption des modèles ECL pour une meilleure gestion des risques de crédit.

Contexte et objectifs

Le document a été rédigé en réponse à l'introduction d'IFRS 9, qui modifie fondamentalement les méthodes de provisionnement des pertes de crédit en adoptant un modèle de pertes attendues (ECL) au lieu du modèle de pertes encourues. Cette évolution vise à une reconnaissance plus précoce et prospective des pertes, renforçant la solidité du système bancaire. Toutefois, elle engendre des provisions plus élevées, impactant négativement les fonds propres réglementaires. Face à ces enjeux, le Comité de Bâle a souhaité définir un cadre intérimaire pour le traitement réglementaire des provisions, afin d'éviter des chocs de capital brutaux et de permettre une transition ordonnée. Le document vise à présenter les principes et modalités des arrangements transitoires, ainsi que les règles de divulgation associées, tout en laissant ouverte la réflexion sur le traitement réglementaire à long terme des provisions ECL. Les limites concernent le caractère temporaire des mesures et la diversité des pratiques nationales qui compliquent une harmonisation immédiate.

Synthèse des points essentiels par thèmes

Traitement réglementaire actuel des provisions : Le cadre de Bâle I et II distingue provisions générales (GP) et spécifiques (SP). Les GP sont limitées à 1,25 % des actifs pondérés par les risques (RWA) en Tier 2, tandis que les SP sont traitées différemment selon les approches standardisées (SA) ou internes (IRB). Cette distinction, fondée sur des modèles de pertes encourues, est difficilement applicable aux provisions ECL d'IFRS 9, qui ne différencient pas GP et SP de manière claire (p. 6-7). Approche intérimaire : Le Comité décide de maintenir temporairement le traitement actuel des provisions dans les cadres SA et IRB, en recommandant aux autorités nationales de guider la classification des provisions ECL en GP ou SP pour assurer cohérence locale (p. 7). Arrangements transitoires : Destinés à éviter un choc de capital, ces arrangements sont facultatifs pour les juridictions. Ils doivent s'appliquer uniquement aux provisions « nouvelles » issues d'ECL, excluant celles existantes avant IFRS 9. La durée maximale est fixée à cinq ans, avec une amortisation linéaire de l'ajustement sur le capital CET1 (p. 8-9). Approche A (statique) : L'impact initial sur le capital CET1 est calculé au moment de la transition et étalé sur la période transitoire. Exemple : une baisse de 350 millions d'euros de CET1 liée aux provisions ECL est amortie sur trois ans, avec 75 % de l'ajustement ajouté au capital la première année, puis 50 % la deuxième, etc. (p. 10-11). Approche B (dynamique) : Applicable à IFRS 9, elle considère l'évolution des provisions des Stades 1 et 2 sur la période. L'ajustement est recalculé périodiquement, tenant compte que certaines provisions ne sont pas « nouvelles » (ex. provisions IBNR sous IAS 39). Exemple chiffré illustre l'amortissement sur trois ans avec ajustement des montants (p. 11-13). Conséquences réglementaires : Les ajustements doivent intégrer les effets fiscaux, notamment l'exclusion des actifs d'impôt différé liés aux provisions non déduites. Les provisions non déduites ne doivent pas être incluses en Tier 2, ni réduire les expositions dans SA ou le levier réglementaire (p. 9-10, 13-14). Transparence : Les juridictions doivent publier les modalités et motivations des arrangements transitoires, et les banques doivent divulguer dans leurs rapports Pillar 3 l'impact des arrangements sur leurs ratios de capital et de levier par rapport à une base « fully loaded » (p. 10, 14).

Principaux résultats et enseignements

Faits établis : L'adoption d'IFRS 9 entraîne une augmentation significative des provisions comptables, impactant négativement les fonds propres CET1 des banques. La distinction réglementaire actuelle entre provisions générales et spécifiques ne s'applique pas directement aux provisions ECL. Le Comité propose de maintenir temporairement le traitement actuel et d'autoriser des arrangements transitoires pour atténuer l'impact sur le capital. Hypothèses : L'impact sur le capital pourrait être plus important que prévu, justifiant la nécessité d'une période transitoire pouvant aller jusqu'à cinq ans. Les approches statique et dynamique sont envisagées pour gérer cet impact. Interprétations : Le Comité considère que la transition doit être progressive pour éviter un choc de capital et permettre aux banques de s'adapter. Il souligne aussi que les pratiques nationales divergent, rendant nécessaire une certaine flexibilité. Incertitudes : Le traitement réglementaire à long terme des provisions ECL reste à définir, et les effets réels sur le capital peuvent varier selon les juridictions et les modèles comptables appliqués (p. 5-14).

Conclusions et recommandations

Le Comité de Bâle recommande de retenir pour une période intérimaire le traitement réglementaire actuel des provisions, tout en introduisant des arrangements transitoires facultatifs pour atténuer l'impact négatif de l'adoption d'IFRS 9 sur le capital CET1. Ces arrangements doivent respecter des principes précis : application uniquement aux provisions nouvelles, durée maximale de cinq ans, amortissement linéaire, prise en compte des effets fiscaux, et ajustements dans le cadre prudentiel pour éviter un double comptage ou un allègement excessif. Deux approches sont proposées, statique et dynamique, offrant aux juridictions une certaine souplesse. Le Comité insiste sur la nécessité de transparence, avec des obligations de publication des modalités par les autorités et de divulgation par les banques dans leurs rapports Pillar 3. Enfin, le Comité poursuivra ses travaux pour définir le traitement réglementaire à long terme des provisions ECL, en s'appuyant sur des analyses quantitatives et les retours des parties prenantes (p. 5-14).

Points clés à retenir

Références

Année
2017
Type
Norme
Niveau
Intermédiaire
Licence
Attribution requise
Document d’origine
https://www.bis.org/bcbs/publ/d401.htm
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Note de synthèse rédigée à partir du document intégral par l’Académie DataSAI. Cette note vient de la bibliothèque scientifique de l’Académie DataSAI, en accès libre.