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Note de synthèse · Norme

Bâle II - International Convergence of Capital Measurement and Capital Standards: A Revised Framework (juin 2004)

Basel Committee on Banking Supervision · 2004 · Norme · 251 pages · Intermédiaire

Ce rapport présente les résultats des travaux du Comité de Bâle sur la supervision bancaire concernant la révision des réglementations sur l'adéquation des fonds propres des banques actives à l'international. Il décrit le cadre convenu pour mesurer l'adéquation des fonds propres et les normes minimales à atteindre, qui seront proposées par les autorités de supervision nationales. Le Comité encourage les autorités à…

Informations générales

Titre : Bâle II - International Convergence of Capital Measurement and Capital Standards: A Revised Framework

Auteur : Basel Committee on Banking Supervision

Date : juin 2004

Type : standard réglementaire

Périmètre : cadre révisé pour la mesure et les normes de capital des banques internationales actives, incluant les exigences minimales de capital, la revue prudentielle et la discipline de marché. Le document couvre les thèmes du risque de crédit, risque opérationnel, risque de marché, ainsi que la consolidation des groupes bancaires et la gestion des investissements significatifs. Population concernée : banques internationales actives, autorités de supervision bancaire. Secteur : secteur bancaire international. Période : cadre applicable à partir de fin 2006, avec transition jusqu'à fin 2008 pour certaines approches avancées (p. 1-8, 13-18).

Résumé exécutif

Le document présente le cadre révisé de Bâle II, adopté par le Comité de Bâle, visant à renforcer la solidité et la stabilité du système bancaire international tout en assurant une concurrence équitable entre banques actives à l'international (p. 13-18). Ce cadre repose sur trois piliers : exigences minimales de capital (pilier 1), processus de revue prudentielle (pilier 2) et discipline de marché via la transparence (pilier 3).

L'importance de ce cadre réside dans sa capacité à intégrer des méthodes plus sensibles au risque, notamment par l'utilisation d'évaluations internes des banques (approche IRB) pour le calcul des exigences de capital, tout en maintenant un seuil réglementaire minimal de 8% du capital pondéré par les risques (p. 14-15, 24-26).

Les principaux constats sont :

- Le cadre conserve des éléments clés de l'Accord de 1988, notamment le ratio minimal de 8% de capital sur actifs pondérés par le risque.

- Il introduit une gamme d'approches pour le risque de crédit et opérationnel, de la méthode standardisée à des approches avancées basées sur les notations internes.

- Il prévoit des mécanismes de transition et des planchers prudentiels pour assurer la stabilité lors de la mise en œuvre des approches avancées.

- La consolidation des groupes bancaires est requise pour éviter la double comptabilisation du capital, avec des règles précises sur le traitement des filiales bancaires, financières, d'assurance et des investissements significatifs (p. 19-23).

- Le cadre encourage la coopération renforcée entre autorités de supervision nationales, notamment entre pays d'origine et pays hôtes.

Les conclusions soulignent que Bâle II est un cadre évolutif, conçu pour s'adapter aux évolutions des marchés et des pratiques de gestion des risques. Le Comité prévoit un suivi continu et des ajustements si nécessaire, notamment via un facteur d'ajustement calibré à 1,06 selon les études d'impact (p. 14, 16, 24).

Les recommandations sont :

- Adoption progressive du cadre par les autorités nationales, avec une mise en œuvre prévue à partir de fin 2006 pour les approches standardisées et fin 2007 pour les approches avancées.

- Application rigoureuse des trois piliers, en particulier le renforcement du pilier 2 (revue prudentielle) et du pilier 3 (transparence) pour compléter les exigences minimales.

- Surveillance attentive des interactions entre normes comptables et réglementaires.

- Poursuite du dialogue avec l'industrie bancaire pour affiner les modèles internes et la définition du capital éligible.

- Développement de la coopération internationale entre superviseurs pour assurer une application cohérente (p. 13-18).

Contexte et objectifs

Ce document a été élaboré par le Comité de Bâle pour réviser le cadre de 1988 sur les exigences de capital des banques internationales actives, afin de répondre aux évolutions des marchés financiers et des pratiques de gestion des risques (p. 13). L'objectif fondamental est de renforcer la solidité et la stabilité du système bancaire mondial tout en assurant une concurrence équitable entre banques.

Le cadre vise à introduire une sensibilité accrue au risque dans le calcul des exigences de capital, notamment par l'utilisation d'approches internes (IRB) et la prise en compte du risque opérationnel, jusque-là peu traité (p. 14).

Les enjeux sont de garantir que les banques détiennent un capital suffisant pour couvrir leurs risques, tout en évitant des distorsions compétitives dues à des règles divergentes. Le cadre doit aussi promouvoir de meilleures pratiques de gestion des risques dans l'industrie bancaire.

Le périmètre couvre les banques internationales actives et leurs groupes consolidés, incluant les filiales bancaires, financières, d'assurance et les investissements significatifs. Le cadre s'applique sur une base consolidée, avec des règles précises pour le traitement des entités non consolidées (p. 19-23).

Les limites annoncées incluent la nécessité d'adapter la mise en œuvre aux spécificités nationales, la complexité des approches avancées nécessitant une période de transition, et la reconnaissance que le cadre fixe des minimums que les autorités nationales peuvent renforcer (p. 13-18).

Synthèse des points essentiels par thèmes

1. Structure du cadre et trois piliers :

- Le cadre repose sur trois piliers : exigences minimales de capital (pilier 1), revue prudentielle (pilier 2) et discipline de marché via la transparence (pilier 3) (p. 13-18).

2. Champ d'application et consolidation :

- Application sur une base consolidée aux groupes bancaires internationaux pour éviter la double comptabilisation du capital (p. 19).

- Inclusion des filiales bancaires, financières et, sous conditions, d'assurance, avec règles spécifiques pour les investissements minoritaires significatifs et les entités commerciales (p. 19-23).

- Dédutions de capital pour investissements significatifs dépassant certains seuils (ex : 15% du capital pour investissements individuels dans entités commerciales) (p. 22).

3. Exigences minimales de capital (Pilier 1) :

- Ratio minimal de capital total de 8% des actifs pondérés par le risque (p. 24).

- Définition du capital réglementaire conservée avec ajustements pour provisions générales selon approche utilisée (standardisée ou IRB) (p. 41-43).

- Calcul des actifs pondérés par le risque intégrant crédit, marché et risque opérationnel (p. 24).

- Application de facteurs d'ajustement (scaling factors) pour calibrer le niveau global de capital, estimé à 1,06 selon les études d'impact (p. 14, 24).

- Dispositions transitoires avec planchers de capital basés sur l'ancien cadre pour les approches IRB et AMA, dégressifs entre 2006 et 2008 (p. 45-49).

4. Approches pour le risque de crédit :

- Approche standardisée basée sur des notations externes reconnues, avec barèmes précis de pondération selon type de contrepartie (État, banques, entreprises, etc.) (p. 27-32).

- Deux options pour le risque sur banques : pondération liée à la notation souveraine ou à la notation de la banque elle-même (p. 29-30).

- Critères précis pour inclusion des créances dans portefeuilles de détail, avec pondération à 75% sous conditions de diversification et limites d'exposition (p. 31-32).

5. Risque opérationnel :

- Introduction formelle du risque opérationnel dans le calcul des exigences de capital.

- Trois méthodes proposées : approche indicateur de base, approche standardisée, et approches avancées de mesure (AMA) (p. 137-149).

6. Trading book et risque de marché :

- Définition précise du trading book.

- Méthodes prudentes de valorisation (mark-to-market, mark-to-model) avec contrôles indépendants.

- Traitement spécifique du risque de contrepartie et du risque spécifique dans le trading book (p. 150-156).

7. Revue prudentielle (Pilier 2) :

- Importance d'un examen approfondi par les superviseurs de l'adéquation des risques et du capital.

- Quatre principes clés : gouvernance, évaluation des risques, contrôle interne, et réponse des superviseurs (p. 158-165).

- Prise en compte des risques spécifiques comme le risque de taux d'intérêt en portefeuille bancaire, le risque de concentration, et le risque opérationnel (p. 165-168).

8. Discipline de marché (Pilier 3) :

- Exigences de transparence et de divulgation d'informations qualitatives et quantitatives sur le capital, les risques, et les méthodes de gestion.

- Objectif d'améliorer la discipline par le marché en fournissant aux investisseurs et parties prenantes des informations fiables (p. 175-190).

9. Capital éligible et instruments innovants :

- Maintien des définitions existantes avec ajustements pour provisions et pertes attendues.

- Limitation des instruments innovants à 15% du Tier 1 (p. 37, annexe 1).

10. Coopération internationale :

- Rôle clé des superviseurs du pays d'origine pour coordonner avec les pays hôtes.

- Mise en place de groupes de travail pour assurer la cohérence et réduire les charges de mise en œuvre (p. 15).

11. Évolutivité et suivi :

- Le cadre est conçu pour évoluer avec les pratiques de marché et de gestion des risques.

- Le Comité prévoit un suivi continu et des ajustements, notamment sur la reconnaissance des effets de double défaut et la définition du capital (p. 16-17).

Principaux résultats et enseignements

Faits établis :

- Le cadre Bâle II impose un ratio minimal de capital de 8% des actifs pondérés par le risque, avec une définition précise du capital réglementaire et des actifs pondérés (p. 24).

- L'application est consolidée au niveau des groupes bancaires internationaux, incluant filiales bancaires, financières et sous conditions, d'assurance (p. 19-23).

- Deux approches principales pour le risque de crédit : standardisée (avec notations externes) et interne (IRB) (p. 27-32, 48-112).

- Introduction formelle du risque opérationnel avec plusieurs méthodes de calcul (p. 137-149).

- Existence de mécanismes transitoires et de planchers de capital pour assurer la stabilité lors de la mise en œuvre (p. 45-49).

Hypothèses :

- Le facteur d'ajustement global du capital est estimé à 1,06, basé sur les études d'impact quantitatives (p. 14, 24).

- Les approches internes IRB supposent que les banques disposent de systèmes robustes d'évaluation des risques, validés par les superviseurs (p. 14, 48-112).

Interprétations :

- Le cadre vise à encourager l'amélioration des pratiques de gestion des risques par les banques, en intégrant davantage les évaluations internes dans le calcul du capital (p. 14).

- La consolidation complète vise à éviter la double comptabilisation du capital et à refléter fidèlement les risques du groupe (p. 19-23).

- La discipline de marché via la transparence est considérée comme un complément essentiel aux exigences minimales et à la revue prudentielle (p. 175-190).

Incertitudes :

- La mise en œuvre des approches avancées dépendra de la capacité des banques et superviseurs à respecter les exigences minimales et à valider les modèles internes (p. 14, 48-112).

- L'impact des interactions entre normes comptables et réglementaires reste à surveiller (p. 12).

- Le traitement du double défaut et la définition finale du capital éligible sont encore en cours d'étude (p. 16-17).

Conclusions et recommandations de l'auteur

Le Comité de Bâle conclut que le cadre révisé Bâle II constitue une avancée majeure pour la régulation prudentielle des banques internationales, en renforçant la sensibilité au risque et en intégrant les pratiques modernes de gestion des risques (p. 13-18).

Il recommande :

- L'adoption progressive du cadre par les autorités nationales, avec une mise en œuvre prévue à partir de fin 2006 pour les approches standardisées et fin 2007 pour les approches avancées, accompagnée de périodes de transition et de calculs parallèles (p. 13, 45-49).

- Une application rigoureuse des trois piliers, en particulier un renforcement des processus de revue prudentielle (pilier 2) et des exigences de transparence (pilier 3) pour assurer une surveillance efficace et une discipline de marché (p. 11, 158-190).

- La mise en place d'une coopération renforcée entre superviseurs nationaux, notamment entre pays d'origine et pays hôtes, pour garantir la cohérence et réduire les charges de mise en œuvre (p. 15).

- La poursuite du dialogue avec l'industrie bancaire pour affiner les modèles internes, la reconnaissance des effets de double défaut, et la définition du capital éligible (p. 16-17).

- La surveillance continue du cadre, avec la possibilité d'ajuster les calibrations et d'appliquer des facteurs d'ajustement pour maintenir un niveau global adéquat de capital (p. 14, 24).

Le Comité souligne que le cadre est évolutif et que son succès dépendra de la qualité de la mise en œuvre par les banques et les autorités de supervision.

Points clés à retenir

Références

Année
2004
Type
Norme
Niveau
Intermédiaire
Licence
Attribution requise
Document d’origine
https://www.bis.org/publ/bcbs107.htm
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